Acheter des poules : le guide pour tout savoir !

Que ce soit pour démarrer un élevage familial, ou pour agrandir son cheptel, l’achat d’une poule doit se faire selon des critères bien spécifiques. En effet, accueillir une poule ne doit pas être pris à la légère. Type d’élevage, âge, race, lieu d’achat, etc. Autant de paramètres qu’il est important de prendre en compte avant de passer à l’acte.

Par ailleurs, si vous débutez votre élevage, avant de ramener vos cocottes à la maison, il est préférable d’avoir bien tout préparé. Enclos installé, parcours extérieur sécurisé, litière mise en place, mangeoires et abreuvoirs bien pleins… De quoi accueillir vos nouvelles résidentes dans les meilleures conditions.

En revanche, si vous vous agrandissez, alors il est préférable de prévoir un poulailler ou une zone de quarantaine avant d’accueillir les nouvelles cocottes, afin de vous assurer de leur état de santé. La dernière chose que l’on souhaite dans ce cas-là, est de ramener chez soi une poule malade qui contaminerait toutes ses congénères.

Bref, vous l’aurez compris, acheter des poules n’est pas une mince affaire ! Afin de vous aider à y voir plus clair, voici un guide complet qui vous permettra d’en apprendre davantage sur comment bien acheter une poule.

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Où acheter une poule ?

Aujourd’hui, il est possible de se procurer des poules et poussins très facilement, que ce soit sur le web ou dans des jardineries, des foires avicoles, auprès d’éleveurs professionnels, ou encore, sur les marchés. Si la quantité d’offres n’est donc pas un problème, c’est plutôt la qualité qui laisse parfois à désirer… C’est pourquoi, il est très important de savoir où acheter une poule avant de passer commande. Car, si beaucoup de vendeurs sont sérieux, il y en a malheureusement autant qui sont beaucoup moins scrupuleux. Voici donc les différentes options pour acheter des poules :

Au marché

À partir du mois de mars, et jusqu’à environ mi-décembre, il est possible de trouver des poules et des poussins en quantité sur les marchés. En général, on y trouve des poules de race assez communes comme la fameuse Poule Rousse, et autres poules hybrides idéales pour la production d’œufs. Il peut quelques fois arriver de trouver des poules de race traditionnelle, mais cela est plus rare.

Le principal avantage, lorsque vous achetez sur les marchés, est au niveau des tarifs qui sont plus attractifs, mais également dans le fait que si vous avez un peu la fibre commerciale, il est possible de négocier.

À l’inverse, le principal inconvénient est que l’on ne peut pas vérifier la provenance des volailles, ni les conditions de vie dans lesquelles elles ont été élevées.

En jardinerie

Dans les jardineries, on retrouve un peu les mêmes avantages et inconvénients que sur le marché. Le choix est assez faible et les conditions d’élevage très peu transparentes. Par contre, les jardineries sont peut-être plus accessibles et l’on peut s’y rendre dès lors qu’on le souhaite.

Dans un salon avicole

Les salons avicoles sont parfaits pour acheter des poules. Bien sûr, il n’y en a pas toute l’année, et il faut être présent à proximité de la ville où ils sont organisés pour pouvoir en profiter. Les salons de ce type permettent de rencontrer directement les éleveurs, mais aussi et surtout, de profiter d’un choix quasi illimité en termes de race.

Acheter une poule dans un salon, c’est également pouvoir profiter du sérieux des éleveurs avec un bulletin de santé et le pedigree des cocottes à l’appui.

Chez un éleveur

Sous la condition d’acheter vos poules chez un éleveur réputé, cette solution est de loin la meilleure. Cela permet de pouvoir acheter des poules de race, élevées dans les meilleures conditions.

Par ailleurs, acheter des poules chez un éleveur permet de pouvoir poser de nombreuses questions, et obtenir des conseils et astuces précieux.

Le principal point noir lorsque l’on achète chez un éleveur reste le prix des cocottes, qui peut parfois être bien plus élevé qu’ailleurs. C’est d’autant plus le cas lorsqu’il s’agit de poules rares ou très recherchées comme la Araucana, la Marans, etc.

Dans un conservatoire de race

Les conservatoires de race sont des fermes avicoles qui s’engagent pour la préservation des différentes races de poule. Chaque conservatoire se concentre généralement sur la race de poule locale. Généralement, on vous proposera de visiter l’élevage et d’en apprendre davantage sur l’espèce en question.

L’achat d’une poule dans un établissement de ce type est également une très bonne solution. En effet, vous pourrez y bénéficier des meilleurs conseils pour élever vos poules, et leur apporter un traitement spécifique adapté à leurs besoins.

Quelle race de poule choisir ?

En fonction que l’on souhaite adopter des poules pour leurs œufs, pour leur côté ornemental ou pour leur chair, on ne choisira pas la même race de cocotte. Voici les races les plus intéressantes en fonction de vos besoins.

Pour avoir des œufs :

Les races modernes et hybrides sont idéales pour obtenir un maximum de bons œufs frais. C’est notamment le cas de la poule Rousse. Il est également possible d’obtenir un excellent rendement avec des races traditionnelles et rustiques comme la Marans, la Géline de Touraine, la Coucou de Rennes, la Limousine, ou encore, la Gâtinaise.

En cuisine :

Si vous souhaitez élever des poules pour leur chair, alors certaines races sont réputées excellentes et offrent une chair délicate et délicieuse. Avec les races suivantes, vous pourrez aussi profiter d’une bonne production d’œuf et faire d’une pierre deux coups. Il s’agit notamment des races Faverole, Gâtinaise, Géline de Touraine, Houdan, Cou nu du Forez, ou encore, de la poule d’Alsace et de la Bresse Gauloise.

Pour orner votre jardin :

Pour décorer et donner vie à vos espaces extérieurs, les poules d’ornement sont idéales. Avec leurs magnifiques plumages, parfois très atypiques, les poules d’ornements sont de magnifiques animaux qui changeront complètement le visage de votre jardin.

Les races naines sont les plus prisées dans cette catégorie. Et si elles ne sont pas des championnes de la ponte, elles vous permettront néanmoins de récolter de bons œufs plusieurs fois par semaine. Qui plus est, elles sont d’excellente compagnie.

Il s’agit notamment des races Barbue d’Anvers, Padoue, Sabelpoot, de la Hollandaise Huppée, de la poule de Pékin, ou encore de la Sebright.

Quel doit être l’âge d’une poule au moment de l’achat ?

L’âge d’une poule au moment où elle est achetée est de prime importance pour le futur de l’élevage. Si beaucoup d’éleveurs choisissent d’adopter des poussins pour débuter le leur, vous allez voir qu’en réalité, il ne s’agit pas du tout de la meilleure solution…

Pourquoi faut-il éviter d’adopter des poussins ?

Bien que très mignon et très peu onéreux face à une poule adulte, le poussin n’est cependant pas le meilleur choix lorsque l’on décide de commencer un élevage de gallinacées.

Pour commencer, un poussin est un bébé, et à ce titre, il a besoin de soins spécifiques, et d’une installation particulière, à savoir : une poussinière, une lampe infrarouge, et parfois, un chauffage. Vu leur âge, il est tout à fait normal que les poussins soient plus fragiles. L’éleveur devra alors fournir énormément d’efforts pour les maintenir en vie, et leur permettre de grandir correctement en prenant le rôle de la maman.

Par ailleurs, lorsqu’on achète un poussin, on ne peut quasiment pas connaître le sexe de l’animal choisi. Ainsi, si votre but est de n’adopter que des poules, avec des poussins, vous aurez une chance sur deux de faire le bon choix.

Enfin, lorsque l’on créé un élevage avec pour objectif de produire des œufs, l’achat de poussins vous forcera à attendre plusieurs mois avant de voir votre production démarrer.

Poules de 6 à 8 semaines, une solution beaucoup plus indiquée

Les jeunes poules que l’on appelle dans le jargon des poules « démarrées », sont des volailles généralement âgées de 6 à 8 semaines pour les grandes races, et de 8 à 10 semaines pour les races naines. À cet âge, les individus sont plus résistants et ne nécessitent pas de source de chaleur externe.

Cependant, parce qu’ils sont encore jeunes, et si vous possédez déjà un élevage, les poules devront être élevées séparément jusqu’à leur 3 mois, soit environ 1 bon mois après leurs achats.

En effet, cela est conseillé afin d’éviter que les anciennes poules ne leur transmettent des parasites et des maladies. De plus, ces jeunes poules risqueraient d’être malmenées si l’une ou plusieurs de vos cocottes les prenaient comme une menace pour leur rang hiérarchique.

S’il s’agit d’un démarrage d’élevage alors aucun problème, il vous suffira seulement de prodiguer une alimentation riche en protéines, calcium et minéraux à vos jeunes cocottes, afin de favoriser leur croissance.

Quant aux sorties extérieures, elles ne sont autorisées que si leur plumage est suffisamment développé pour les tenir au chaud, d’autant plus pendant les saisons les plus fraîches.

Acheter des poulettes de 6 mois, la solution idéale

L’option la plus simple et la plus efficace est sans aucun doute d’acheter des poules âgées d’au moins 6 mois. À cette âge, les jeunes poules sont parfaitement indépendantes, mangent normalement et peuvent avoir accès à l’espace extérieur sans restriction.

Par ailleurs, leur plumage est suffisamment développé pour que vous puissiez faire votre choix en fonction de ce critère esthétique.

Dernier gros avantage et non des moindres : à 6 mois, la grande majorité des poules est en âge de pondre. Ainsi, une fois la période d’adaptation passée, parfois même le lendemain de votre achat, vous commencerez à trouver de bons œufs frais dans votre poulailler.

Qu’en est-il des poules adultes ?

Acheter une poule adulte est tout à fait possible. C’est même une très bonne solution. Pour commencer, la ponte est effective immédiatement. Ensuite, en fonction de l’âge de la poule, le prix d’achat peut énormément baisser. Encore mieux si vous décidez d’acheter une poule « réformée », c’est-à-dire une poule de batterie industrielle initialement destinée à l’abattage, en plus de faire un beau geste, vous offrirez de meilleures conditions de vie à des poules qui n’avaient alors connue que la cage et les hangars jusque-là.

Même si ces poules peuvent parfois être récupérées dans un état déplorable, après quelques semaines de soin et de bonne nourriture, vous verrez qu’elles reprendront du poil de la bête et seront bien plus jolies et attachantes.

Pour info, ces poules ne sont généralement vendues que pour un prix symbolique de quelques centimes d’euros, et parfois même données gratuitement.

Âgées de plus ou moins 18 mois (sur une espérance de vie de 10 ans), autant vous dire que vos cocottes vous offrirons de bons œufs pendant encore bien des années, en plus de vous offrir la satisfaction et la fierté de les avoir sauvées d’une mort certaine.

Quels sont les éléments à prendre en compte lors de l’achat ?

Acheter une poule lorsque l’on débute dans l’élevage avicole amateur n’est pas toujours évident. Comment choisir une poule plutôt qu’une autre dans un lot où elles se ressemblent toutes ? Quels sont les critères à prendre en considération pour choisir le bon animal ? Décidément, ce n’est vraiment pas évident !

C’est pourquoi, il est très important de se rendre chez un éleveur réputé pour son sérieux et sa fiabilité dans l’élevage de gallinacées. Grâce à lui, vous aurez la certitude d’acheter une poule en parfaite santé et prête à rejoindre un nouveau foyer.

Toutefois, en règle générale, voici les différents points à contrôler avant d’acheter une poule.

L’état général de l’animal

Une poule en bonne santé est une poule vive et qui se déplace normalement. Choisissez donc une volaille alerte et pleine d’entrain.

Prenez la poule dans vos bras et écoutez sa respiration. Celle-ci doit être silencieuse, c’est-à-dire qu’elle ne doit ni siffler ni être haletante,dans le cas contraire, ce serait le symptôme d’une éventuelle maladie respiratoire. Les narines doivent être propres et sans écoulement. De plus, une poule ne doit pas respirer le bec ouvert, exception faite s’il fait très chaud. Ses yeux doivent être vifs et sans trace d’écoulement. La crête et les barbillons doivent être rouges vifs, bien charnus, et bien brillants. Si vous observez des croûtes ou des parties violacées, ce n’est pas bon signe !

Le plumage doit être impeccable. Jetez un coup d’œil au croupion et au-dessous des ailes pour contrôler la présence ou non de parasites. Par ailleurs, l’animal ne doit pas avoir de trace de plumes arrachées au niveau de la tête, du dos, et du croupion. Cela trahit généralement un problème de picage, signe de conditions de vie souvent inadaptées.

Enfin, vérifier les pattes de l’animal. Ses écailles doivent être bien solidaires des tarses. Dans le cas contraire, cela pourrait signifier que la poule est atteinte de la gale de pattes. Enfin, pensez à contrôler que la cocotte choisie dispose bien de tous ses doigts (à savoir 4 ou 5 selon les races).

L’âge de l’animal

Comme expliqué plus tôt dans ce guide, l’âge d’une poule est un point essentiel à contrôler. Ainsi, vous pourrez choisir votre animal en fonction de vos besoins, sans craindre de choisir une volaille trop jeune qui nécessiterait des soins particuliers. Si vous achetez une poule adulte, il vous sera difficile de différencier une jeune poule d’une poule en fin de vie qui ne pond plus. D’où l’importance encore une fois de s’adresser à un professionnel de confiance.

Le sexe de l’animal

Afin de ne pas se retrouver avec tout un tas de coqs lorsque l’on se souhaite adopter uniquement des poules, il est conseillé de prêter attention au sexe de l’animal. Mais là encore, sur les jeunes sujets cela est presque impossible, surtout lorsque l’on n’est pas professionnel.

À partir de l’âge de 6 mois, plusieurs différences notables commencent à apparaître : les femelles affichent une silhouette plus en rondeur et on constate la naissance d’ergots au niveau des tarses sur les mâles.

Suivi de santé de l’animal

Lorsque l’on achète une poule chez un éleveur professionnel, on est en droit de demander à connaître les vaccins et différents traitements ayant été administrés aux animaux. Ainsi, mieux vaut se renseigner concernant les vaccins obligatoires et leurs rappels, comme ceux contre la maladie de Marek, de la maladie de NewCastle (ou peste aviaire), ou encore, contre la bronchite infectieuse. Pensez également à exiger une trace écrite ou un certificat reprenant la totalité des informations données. Si l’éleveur est sérieux, il n’aura aucun mal à vous les fournir. Il est également préférable de savoir si un traitement anti-coccidien, ainsi qu’un traitement vermifuge ont bien été donné aux volailles.

Particularités relatives à la race

Le dernier élément à demander à l’éleveur, concerne les éventuelles particularités liées à la race et aux soins particuliers à leur apporter. Cela vous permettra d’élever vos nouvelles cocottes dans les meilleures conditions, et de leur assurer un bon développement.

En conclusion :

Vous l’aurez compris, pour acheter une ou plusieurs poules, mieux vaut être bien préparés à l’avance. Plus vous le serez, plus vous serez en mesure de constituer un cheptel sain et productif.

A propos de l’auteur

Bonjour à tous, je m'appelle Fred ! Je suis un éleveur amateur de poules. Je travaille dans le domaine du web, d'où ce site. J'habite à la campagne, en Bourgogne et je vous partage ma petite expérience d'éleveur, en espérant que l'information que je vous apporte puisse vous être utile.

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