La hiérarchie chez les poules

Les poules sont, comme beaucoup d’espèces, des animaux qui vivent en groupe. Une hiérarchie, ainsi qu’un ordre social bien établi, régit leur vie quotidienne. Il s’agit d’ailleurs de quelque chose de complètement inné et de tout à fait naturel.

Si les éleveurs familiaux débutants n’en sont pas toujours conscients, il existe un véritable équilibre social entre les différents membres du poulailler. Un équilibre qui garantit à la fois la cohésion du groupe, leur entente, ainsi que leur survie.

Beaucoup pensent encore que certaines poules sont « méchantes » envers leurs congénères, comme c’est le cas lorsque l’on constate un problème de picage entre certains membres du groupe. Or, dans la plupart des cas, le picage est justement un moyen de communiquer, ni plus ni moins.

Aujourd’hui, je vous propose de découvrir et de mieux comprendre la hiérarchie qui régit la vie de nos poules domestiques dans un article complet et qui, je l’espère, vous en apprendra un petit peu plus sur le monde de vous petites poulettes.

hierarchie-poules

Hiérarchie sociale entre les poules

La hiérarchie sociale entre les poules se met en place dès leur plus jeune âge. Déjà au bout de quelques semaines, les jeunes poules, tout comme les jeunes coqs, adoptent une série de comportements qui correspondent à la mise en place d’un ordre social :

  • elles se picorent et se cherchent des plumes.
  • elles se pourchassent.
  • elles se battent pour manger en premier.
  • elles s’affrontent et cherchent à être la plus forte.

L’ordre social ainsi instauré entre les différents membres du poulailler, a un impact direct sur la vie et les activités quotidiennes des volailles, à savoir :

  • lors des repas : les poules hiérarchiquement supérieures mangent en premier et profitent des meilleurs parts.
  • au moment de dormir : les perchoirs les plus en hauteurs sont réservés aux poules dominantes.
  • au moment de la ponte : les meilleurs emplacements sont également réservés aux dominantes.
  • c’est aussi le cas lors des accouplements ou pendant les bains de poussières.

En tant qu’éleveur, il est important de comprendre que la hiérarchie sociale fait partie de la vie d’une poule. Chacune d’entre elle connaît sa place au sein du groupe, et adopte un comportement en conséquence.

Ainsi, il est inutile d’intervenir lorsque vous constatez par exemple que l’une de vos poules est malmenée par ses congénères, à l’exception faite d’un réel danger qui se profilerait.

Enfin, il est important de savoir que le schéma social entre les poules n’est pas immuable. De nombreux changements peuvent amener la hiérarchie à être remise en question : arrivée de nouveaux membres, poussins qui grandissent, mort d’une poule ou d’un coq dominant, etc.

Critères de hiérarchisation dans le poulailler

La hiérarchie sociale entre les différents membres du poulailler ne se fait bien sûr pas au hasard. De nombreux critères entrent en effet en ligne de compte dans l’organisation de l’échelle sociale : taille, carrure, plumage, autant d’éléments physiques qui jouent dans la balance du plus fort.

Vous l’aurez compris, plus un individu est imposant, fort et impressionnant, plus il aura de facilité à s’imposer par rapport à ses congénères.

Ensuite, on remarque que des critères autres que physique influent également le classement social, tels que : l’âge et l’ancienneté dans le poulailler, une force physique et une santé constante, la protection du coq dominant, etc.

Hiérarchie sociale chez le coq

Il arrive qu’un poulailler puisse abriter plusieurs coqs. Dans ces cas-là, seul l’un d’entre eux pourra être le mâle dominant. On le reconnaît facilement grâce à des comportements tels que : des cris spécifiques, des battement d’ailes déployées, etc.

Seul le coq alpha a accès à tous les privilèges. Si un autre coq tente de le concurrencer, des brimades pourront alors éclater dans le poulailler. De telles situations demandent une certaine vigilance de votre part. En effet, il n’est pas rare que de simples arrachages de plume se transforment en véritable combat sanglant. Une situation qu’il faudra alors stopper au plus vite.

Pour éviter ce genre d’affrontement, il est conseillé de créer un second poulailler pour le deuxième coq. Il est également possible d’augmenter la surface du poulailler, afin que chaque coq puisse imposer son propre territoire.

Que se passe t-il lorsqu’un poulailler ne contient pas de coq ?

Dans un poulailler sans coq, comme c’est le cas chez de nombreux éleveurs familiaux, c’est l’une des poules de la basse-cour qui prendra la place de leader du groupe pour remplacer le coq manquant.

En effet, il n’est pas possible pour un poulailler de fonctionner sans leader, probablement par instinct de survie.

Dans certains poulaillers, on observe même un phénomène plutôt drôle, où la poule dominante se met à avoir des comportements similaires à celui d’un coq, comme le cri caractéristique ou le chant, par exemple.

Le comportement de l’éleveur face à la hiérarchisation sociale au sein du poulailler

En tant qu’éleveur, on a souvent tendance à croire que l’on peut tout contrôler au sein de la basse-cour, or il n’en n’est rien.

Les poules ont leurs propres codes, et même lorsque leurs comportements ne vous plaisent pas, et vous paraissent même plutôt agressifs, il est important de savoir rester en retrait et laisser la hiérarchisation sociale se mettre en place d’elle-même.

C’est d’autant plus le cas lors de l’introduction de nouvelles poules au sein du poulailler. D’ailleurs, de trop nombreuses interventions de votre part pourraient tout simplement retarder, ou perturber la bonne mise en place de l’échelle sociale, voire, créer de plus amples problèmes au sein de votre élevage.

Dans la majorité des cas, seule une raison devrait vous pousser à intervenir pour aider la poule soumise : c’est en cas de blessure sanguinolente importante. En effet, le sang pourrait attirer et énerver les autres cocottes, et la poule blessée pourrait se faire attaquer à mort. Il vous faudra alors soigner la poule blessée, à l’écart des autres, avant de la réintroduire dans le poulailler.

En fin de compte, après la mise en place d’une hiérarchie stable, les comportements d’affrontement cesseront d’eux-mêmes. Seul des picages de temps à autre permettront aux dominantes de rappeler à l’ordre les poules soumises, afin de conserver leur statut.

A propos de l’auteur

Bonjour à tous, je m'appelle Fred ! Je suis un éleveur amateur de poules. Je travaille dans le domaine du web, d'où ce site. J'habite à la campagne, en Bourgogne et je vous partage ma petite expérience d'éleveur, en espérant que l'information que je vous apporte puisse vous être utile.

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